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Rss Le Hartmannswillerkopf (Vieil Armand)

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Le HARTMANNSWILLERKOPF (Vieil Armand)



Les Poilus de 1914/ 18 nommèrent la montagne « l’Hartmann » ou le HWK, terme que j’emploierai par la suite. Le nom de Vieil Armand n’apparut qu’à la fin de l’année 1915. On suppose qu’il s’agit d’une mauvaise prononciation par les soldats français d’un nom à forte consonance germanique. Hartmann est devenu Artmann puis Armand-Weiler a subi la transformation en « Vieil ».

Chacun de nous peut recevoir quelque chose du HWK, soit qu’il aura satisfait notre curiosité, soit qu’il nous aura inspiré une sainte horreur de la guerre, soit, pour celui moins intéressé par les vestiges, qu’il l’aura sensibilisé par les beautés de la nature.

Avant la guerre de 1914/18 le HWK était couvert d’une forêt intense de sapins où émergeait le fameux Aussichtsfelsen, dénommé « Roche Hellé » par les poilus, offrant une vue étendue sur la plaine du Rhin, les Vosges, la Forêt Noire et par temps clair, les Alpes. La Geröllhalde qui se trouve près de cette roche intéressait tout particulièrement les naturalistes qui trouvaient dans le pierrier des roches porphyriques vitrifiées, noires et très poreuse. Près de la Fitztanne existait une enceinte circulaire préhistorique de pierres sèches, mentionnée pour la première fois en1851. Elle fut détruite pendant la guerre. Les noms tels que Silberloch pour le Col, Silberbach et Goldbach pour les ruisseaux confirment l’existence de minerais sur les hauts et les flancs du HWK. Des traces d’une fonderie ont été trouvées près du Silberloch. Quant à la flore, elle était remarquable et attirait les botanistes aux coté des géologues et des archéologues.

Le HWK est aussi un haut lieu vibratoire d’Alsace, comme le Taenchel, le Donon, le Mont St. Odile. Les druides l’avaient considéré comme un lieu sacré. Il n’était donc pas une montagne inconnue à la veille de la première guerre mondiale. Le HWK doit surtout sa célébrité pour avoir été le théâtre d’opérations de guerre disputées avec le plus grand acharnement entre la Manche et le Jura. Le fait qu’il à été l’un des secteurs les plus meurtriers de la guerre l’a fait appeler « Mangeurs d’Hommes ». 60.000 soldats français et allemands ont laissé leur vie en ces lieux avant que les belligérants n’aient conclu que le sommet n’était d’aucune utilité, ni pour les uns, ni pour les autres. Depuis lors, la nature a recouvert le paysage cadavérique du HWK d’un manteau vert donnant aux rochers et aux sentiers un cachet pittoresque que le visiteur ne manquera pas d’apprécier.

Nous nous trouvons aujourd’hui devant un labyrinthe de tranchées, de boyaux, de galeries, de tunnels et d’ouvrages militaires. La visite classique du HWK ne saurait suffire pour nous faire une idée de la guerre de position et mesurer avec horreur son atrocité ? Le parcours ne nous fera voir qu’une petite partie des impressionnants vestiges de guerre. Les fortifications ne représentent plus que le quart de celles qui existaient en 1918, une bonne partie des ouvrages et installations ayant disparu par l’action du temps, des pilleurs, des vandales et des ferrailleurs. Il faudrait quelques jours pour visiter à fond le HWK dans son intégralité. Je ne vous ferai pas l’historique des combats, mais relaterai simplement quelques épisodes dans le descriptif du parcours au fur et à mesure de nos découvertes.

Le monument National du HWK a été érigé au Silberloch et inauguré le 09.10.1032. Dans la crypte ont été inhumés les restes de 10.000 à 12.000 soldats inconnus. Elle est surmontée d’un grand parvis dominé par l’Autel de la Patrie. Le cimetière national français qui s’étend en prolongement du monument a été inauguré le 01.10.1922. Dans des tombes individuelles reposent 1272 soldats français et 378 dans 6 fosses communes.

 
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1 Note
Ecrit par: Webmaster Le: 22/11/10